l’insistance d’un possible

.

c’est la grande aventure !

plutôt que de tirer un exemplaire à la fois quand une commande arrive – avec des délais jusqu’à un an et demi, et la pression qui s’ensuit, et le manque de disponibilité mentale pour creuser d’autres thèmes et, par exemple, terminer d’autres textes et éditions… – plutôt donc que de fabriquer les exemplaires au compte-goutte, hop, voilà l’assemblage et le pliage réalisés pour 5 exemplaires d’un coup !

… l’assemblage, le pliage et la reliure !

(voilà un petit stock prêt à partir – ô joie !)

micro-éditions, le retour !

.

ouiiiii ! un mardiiii ! dans le déni sans doute des questions matérielles les plus urgentes, enfin une belle journée de micro-édition !

… étrange comme c’est parfois quand il n’y aurait le temps pour rien que c’est précisément le bon moment pour fignoler, modifier, reprendre, améliorer… comme parfois, quand l’urgence se fait trop forte, soudain le temps de l’attention, de la considération, s’impose…

je me demande bien où je vais dormir quand je serai à ce festival de poésie, mais en attendant j’ai passé une aussi belle journée qu’il était possible, et je vais être à même d’emmener avec moi quelques travaux – et peut-être même une nouveauté ! ah, qu’il est bon d’avoir une raison de finir, de clore, qu’il est bon de présenter, de partager son travail… que la vie est belle, parfois :)

un problème de volonté ?

.

Je sais pas si c’est un manque de volonté… volonté de quoi ?

Je crois au contraire que la volonté est de trop ici.

Je continue sur la lancée volontaire de ce que je projetais pour cette rentrée avant d’y être, et maintenant que j’y suis… et bien il s’avère que je ne suis pas la personne qui peut faire ce qui était prévu comme c’était prévu. Mon désir est ailleurs, mon énergie est autre.

Le moi du passé qui avait tout bien planifié aurait mieux fait de s’y mettre lui-même, parce que c’était un plan sur mesure pour lui – et peut-être lui seul..

seul·e avec mon cadre de travail…

.

« ça fait du bien de revenir à la solitude, mais je n’arrive pas à m’empêcher de me mettre la pression pour avancer mes trucs, et finalement je bloque… peut-être parce que je retrouve le vide de ma vie, et la peur de n’aller nulle part…

_ je ne comprends pas : quel vide ? il y a quelque part où aller ??

_ hum… j’ai besoin de quelque chose qui me tienne, qui tienne mes journées, qui fasse que je me lève le matin et que ça vaille la peine de manger/dormir/gnagnagna. D’habitude, c’est élaborer des formes. C’est difficile d’arrêter quand viennent les vacances… et quand je reprends, tout est si difficile et inaccessible et je suis tellement inefficace que j’ai peur de ne plus y arriver… Les vacances m’ont fait du bien, mais je crois que je ne suis pas très fort pour les transitions… »

.

… parce que parfois c’est plus facile de trouver les mots quand des questions sont posées :)

.

… de mon coté, c’est désirs et idées tous azimuts, et peu d’énergie de cadre, d’autocontrôle, de choix… c’est pourtant tellement agréable de faire les choses les unes après les autres, et de les mener à bien… c’est à réinstaurer ça que je dois travailler, je pense…

… et vous, ça va la rentrée ? pas trop déboussolé.e.s ?